Wayland's Smithy
Un tumulus allongé à chambre du Néolithique ancien sur le Ridgeway, achevé vers 3430 av. J.-C. — parmi les tombes Severn-Cotswold les mieux conservées de Grande-Bretagne et à une longue journée de marche du Uffington White Horse.
Heritage
Atmosphere
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Good value
Wayland’s Smithy est un tumulus allongé à chambre du Néolithique ancien sur le Ridgeway, près du village d’Ashbury dans la Vale of White Horse. Il a été achevé vers 3430 av. J.-C. — quelques siècles après l’introduction de l’agriculture en Grande-Bretagne — et compte parmi les tombes du groupe Severn-Cotswold les mieux conservées de Grande-Bretagne, une variante localisée de tumulus allongé construite uniquement dans le sud-ouest de la Grande-Bretagne.
## Deux phases
Le tumulus a été construit en deux phases distinctes, séparées peut-être d’un siècle. La première, vers 3590-3550 av. J.-C., était un petit tumulus ovale à chambre en bois : un sol en pierre pavé avec deux grands poteaux à chaque extrémité, contenant une seule inhumation accroupie et les restes désarticulés de quatorze autres individus. L’analyse des os a montré que les morts avaient été laissés à excarner avant l’inhumation, puis déposés en quatre phases possibles. L’ensemble était recouvert d’un monticule de terre d’environ 4,6 mètres de large.
La deuxième phase, vers 3460-3400 av. J.-C., a remplacé cela par une tombe à chambre en pierre trapézoïdale beaucoup plus grande. Deux chambres en transept opposées et une chambre terminale s’ouvrent sur un passage d’entrée plus long, donnant à la zone funéraire un plan cruciforme. Quatre grandes pierres de sarsen se dressent à l’entrée — à l’origine six, deux sont maintenant perdues — réérigées dans leurs positions verticales après les fouilles de 1962-63 par Stuart Piggott et Richard Atkinson. L’aspect restauré actuel du site est le résultat de leur travail. Une excavation antérieure en 1919 avait révélé les restes mêlés de sept adultes et d’un enfant à l’intérieur de la tombe en pierre.
La transition du bois à la pierre, possiblement en une seule génération humaine, est l’une des raisons pour lesquelles les archéologues apprécient le site : elle capture un moment de changement dans la façon dont la Grande-Bretagne néolithique enterrait et se souvenait de ses morts.
## Nom
Le tumulus avait déjà quatre millénaires lorsqu’il a acquis son nom actuel. Wayland — Wolund dans les sources plus anciennes — est un dieu forgeron germanique qui apparaît dans la mythologie nordique et est représenté sur le Franks Casket du VIIIe siècle au British Museum. Les Saxons qui se sont installés dans les Berkshire Downs lui ont donné la tombe longtemps abandonnée.
La première trace écrite du nom provient d’un acte foncier de 908 après J.-C. concernant le proche Compton Beauchamp, le nom étant documenté plus tard dans une charte du roi Eadred datée de 955 après J.-C.
## Folklore
En 1738, Francis Wise — alors sous-conservateur de la [Bodleian Library](/places/museums/bodleian/) — a enregistré la croyance locale concernant le site :
> À cet endroit vivait autrefois un Forgeron invisible, et si le cheval d’un voyageur avait perdu un fer sur la route, il n’avait qu’à amener le cheval à cet endroit avec une pièce de monnaie, et en laissant les deux là pendant un certain temps, il pouvait revenir et trouver l’argent disparu, mais le cheval nouvellement ferré.
C’est une légende populaire attestée au XVIIIe siècle — présentez-la comme une légende, pas comme l’histoire. Walter Scott a repris l’histoire dans son roman de 1821 *Kenilworth*, où le site est « Wayland Smith’s Forge » ; la carte de l’Ordnance Survey d’un pouce de 1828 a suivi, et le folkloriste Leslie Grinsell a soutenu que la dénomination de la carte était probablement influencée par Scott. Rudyard Kipling a ensuite situé plusieurs de ses histoires de *Puck of Pook’s Hill* près de la Smithy et a ouvert la collection avec l’arrivée du dieu forgeron ; la séquence *The Dark is Rising* de Susan Cooper présente un personnage nommé Wayland Smith. La mini-série de la BBC de 1978 *The Moon Stallion* a incorporé la Smithy et le proche [Uffington White Horse](/places/landmarks/uffington-white-horse/) dans une histoire se déroulant en 1906, les pierres étant associées à la sorcellerie. Radiohead a enregistré le clip vidéo de leur single hors album « Pop Is Dead » sur le site.
## Utilisation moderne
Les visiteurs ont logé des pièces de monnaie dans les fissures des pierres depuis au moins les années 1960. Les gardiens du National Trust les nettoient périodiquement, et les recettes sont reversées à des œuvres de bienfaisance locales. Vers 2010, English Heritage a retiré la note explicative sur le dépôt de pièces de monnaie du panneau d’information sur place — il n’y a pas de tradition organisée à suivre, seulement une tradition informelle. Des groupes païens modernes, y compris des druides et des païens, ont utilisé le tumulus comme site rituel depuis la fin du XXe siècle.
## Patrimoine et accès
Le tumulus est un monument classé (entrée de la liste Historic England 1008409) sous la tutelle d’English Heritage. Il n’y a pas de frais d’entrée, et le site est ouvert toute l’année. Il n’y a pas de parking sur place et pas d’accès routier — l’approche standard se fait à pied le long du Ridgeway National Trail. La plupart des visiteurs viennent à pied du parking de l’Uffington White Horse, qui est indiqué depuis la route au sud de Woolstone ; le chemin est simple et bien tracé. Prévoyez du temps au tumulus lui-même ; le site est petit mais récompense une demi-heure tranquille.
Le tumulus se trouve sur la même chaîne de collines que l’Uffington White Horse et Uffington Castle — les associer en une seule promenade est l’approche évidente. Les [Rollright Stones](/places/landmarks/rollright-stones/) offrent une comparaison néolithique à l’âge du bronze comparable plus au nord sur l’escarpement des Cotswolds.